Lyme Santé Vérité

Site d'information sur la maladie de Lyme dans sa forme chronique (Borréliose chronique et co-infections)

IMPORTANT : les explications données ci-dessous ont été rédigées par une personne qui n'a fait aucunes études en biologie ou études scientifiques. J'essaye juste de décoder un peu ce sujet très complexe. Il m'a fallu beaucoup de temps pour commencer à comprendre, "un peu".

Je me permets de livrer ces explications de néophyte, car je sais que les malades se posent des questions et qu'il y a beaucoup de confusion au sujet des sérologies.

 Comprendre les sérologies (version simplifiée)


1/ Les deux sérologies, Elisa et Western Blot (WB), consistent à rechercher non pas la présence de la bactérie, mais la présence des anticorps spécifiques de notre système immunitaire, qui luttent contre cette bactérie.


2/ Comme l'infection inhibe les réactions du système immunitaire (empêche la production d'anticorps), le taux d'anticorps n'est pas réellement significatif de l'infection. Dans le cas de la borréliose chronique, un taux d'anticorps très bas (ou absent) montre un système immunitaire trompé et affaibli par l'infection. Cela ne dit rien de l'étendu de l'infection. Nous pouvons dire qu'une borréliose active (visible par les symptômes) avec un taux d'anticorps très bas, c'est un peu comme une bande de malfaiteurs féroces face à quelques policiers fatigués.


3/ Vous trouverez sur vos résultats des IgG et des IgM :

Les IgG indiquent une infection ancienne, les IgM une infection active (et persistance dans le cas d'un Lyme chronique). L'absence d'anticorps (ou taux minimes) vous indique soit l'absence de l'infection, soit la présence de l'infection mais avec un système immunitaire totalement épuisé.


4/ Vous trouverez sur votre Western Blot une série de noms codés comme P100, P41, P18, OspC, VlsE, etc... qui correspondent aux différents types d'anticorps, correspondant eux-mêmes aux différentes souches de bactéries (voir la page "La bactérie" pour plus d'infos). Pour chaque bande où le test révèle la présence d'anticorps, vous trouverez noté un taux et un seuil, ou bien un taux et un schéma indiquant si le taux dépasse ou non le seuil (si la sérologie a été faite dans un laboratoire choisi, car sinon les résultats sont le plus souvent notés sans aucun taux ni aucun seuil).


5/ Seul un médecin connaissant bien la maladie de Lyme dans sa forme chronique sera à même d'interpréter correctement votre Western Blot.


6/ Les fabricants des tests eux-mêmes indiquent qu'un Western Blot négatif ne permet pas d'exclure le diagnostic. Voir par exemple le fabriquant Diasorin (WB utilisé par Biomnis, laboratoire parfaitement officiel aux yeux des autorités de santé françaises) qui écrit en toutes lettres sur son site : "Negative results by LIAISON® Borrelia burgdorferi assay should not be used to exclude Lyme disease." ("Les résultats négatifs par le test LIAISON® Borrelia Burgdorferi ne devraient pas être utilisés pour exclure la maladie de Lyme"). N'hésitez pas à donner le lien de la page du site Diasorin si vous êtes face à un médecin qui nie la présence possible de l'infection sur la base d'un WB négatif : http://www.diasorin.com/en/liaisonr-borrelia-burgdorferi


7/ La sérologie, qu'elle soit positive ou négative, ne doit jamais être le seul élément pour poser un diagnostic. Certaines personnes ont une sérologie positive sans aucun symptôme. Cela signifie que le corps a réussi à contenir l'infection. Il n'y a donc pas lieu de donner un traitement. De même une sérologie positive ne dit pas "tout" des causes de l'état de santé de la personne, loin de là. Il faut passer en revue les co-infections et tous les autres facteurs possibles (voir "facteurs aggravants").

 

QUESTIONS :


- A quoi sert l'ELISA (ou ELFA ou CLIA) s'il n'est pas fiable ?

---> il n'est pas fiable car pas assez sensible et sur une seule souche, mais s'il revient positif, il vient appuyer le diagnostic clinique et est une preuve de l'infection. Il faut le faire dans tous les cas.


- Que faire si les sérologies sont toutes négatives ?

---> consulter un médecin connaissant bien la maladie dans sa forme chronique qui se fiera au tableau clinique.


- Pourquoi mon WB est noté "Négatif" en conclusion, alors que je vois apparaître des taux pour certaines bandes ?

---> Les sérologies basées sur la recherche d'anticorps sont soumises à des "normes" et des "seuils" concernant les taux d'anticorps.
-- Si les taux d'anticorps sont au dessus des seuils ET que la sérologie répond aux "normes" imposées (exemple, pour le WB, un certain nombre de bandes doivent être "positives"), la sérologie est notée POSITIVE.
-- Si les taux d'anticorps sont au dessous des seuils OU que la sérologie ne répond pas aux "normes" imposées (exemple, pour le WB, vous n'avez pas assez de bandes positives), la sérologie est notée NEGATIVE.
Ce qui veut dire que pour certaines sérologies "négatives", on a bien trouvé des anticorps, mais "pas suffisamment" d'après les normes imposées.
 
Concernant les WB pour Lyme, le plus souvent les taux et les seuils ne sont même indiqués. On a juste mention "positive" ou "négative" devant chaque bande. Puis la conclusion générale "sérologie positive" ou "sérologie négative". Il n'y a que certains laboratoires qui mentionnent clairement les taux et les seuils.
 
Or nous constatons 2 choses :
1/ les seuils de certaines sérologies ne sont pas les mêmes selon les pays ! Par exemple pour le HIV, une personne aura une sérologie avec un certain taux, considéré comme "positif" dans certains pays, et "négatif" dans d'autres.... cela commence déjà à mettre le doute sur la fiabilité de ces "seuils" n'est ce pas ?
2/ concernant la borréliose, ces seuils sont totalement obsolètes et ne prennent pas en compte les dernières découvertes concernant l'infection. Ainsi un taux minime sera considéré comme "négatif" alors que pour les spécialistes de Lyme, et au vu des symptômes, cela vient confirmer la suspicion de présence de l'infection.
 
Je me permets d'ajouter que nous savons bien maintenant que dernières toutes ces normes, ces seuils, décidés par des comités "d'experts", il y a des sommes colossales en jeu, et la main-mise des gros laboratoires pharmaceutiques... nous ne sommes plus dans des normes scientifiques objectives, mais dans des directives biaisées par des enjeux d'argent et de pouvoir.
 
Ainsi concernant Lyme, une sérologie notée "négative" n'a pas de valeur pour écarter le diagnostic. Elle nous indique simplement que le corps ne fabrique pas ou trop peu d'anticorps, ce qui dans le cas de la borréliose est normal puisque l'infection affaiblit, trompe et bloque le système immunitaire. Ce qui compte c'est l'examen clinique du médecin compétent (c'est à dire les symptômes), et les sérologies si l'on sait "lire entre les lignes" et au delà des seuils imposés. Ensuite, la seule PREUVE de la présence de l'infection c'est le traitement d'épreuve (on donne un traitement et on observe les réactions). C'est le seul et unique moyen actuellement de savoir si une personne a bien une borréliose de Lyme, en cas de sérologie "négative" ou douteuse.

Les sérologies de recherches d'infection, basées sur la recherche d'anticorps, sont soumises à des "normes" et des "seuils" concernant les taux d'anticorps.
-- Si les taux d'anticorps sont au dessus des seuils ET que la sérologie répond aux "normes" imposées" (exemple, pour le WB, un certain nombre de bandes doivent être "positives", etc), la sérologie est notée POSITIVE.
-- Si les taux d'anticorps sont au dessous des seuils OU que la sérologie ne répond pas aux "normes" imposées" (exemple, pour le WB, vous n'avez que 2 bandes positives, etc.), la sérologie est notée NEGATIVE.
Ce qui veut dire que pour certaines sérologies négatives, on a bien trouvé des anticorps, mais "pas suffisamment" d'après les normes imposées.
 
Les seuils sont le plus souvent indiqués sur les résultats, afin de faciliter la lecture. Sauf dans le cas des WB de Lyme où le plus souvent nous n'avons aucun taux, ni aucun seuil précisé... (sauf dans les labos dont je donnes les noms).
 
Or nous constatons 2 choses :
1/ les seuils de certaines sérologies ne sont pas les même selon les pays ! Par exemple pour le HIV, une personne aura une sérologie avec un certain taux, et ce taux sera considéré comme "positif" dans certains pays, "négatif" dans d'autres.... cela commence déjà à mettre le doute sur la fiabilité n'est ce pas ?
2/ concernant la borréliose, ces seuils sont totalement obsolètes et ne prennent pas en compte les dernières découvertes concernant l'infection. Ainsi un taux sera considéré comme "négatif" alors que pour les spécialiste de Lyme, et au vu des symptômes, cela vient confirmer la suspicion de présence de l'infection.
 
Je me permets d'ajouter que nous savons bien maintenant que dernières toutes ces normes, ces seuils, décidés par des comités "d'experts", il y a des sommes colossales en jeu, et la main-mise des gros laboratoires pharmaceutiques... nous ne sommes plus dans des normes scientifiques, mais dans des directives biaisées par des enjeux d'argent et de pouvoir.
 
Concernant Lyme, une sérologie notée "négative" n'a pas de valeur pour écarter le diagnostic. Elle nous indique simplement que le corps ne fabrique pas ou trop peu d'anticorps, ce qui dans le cas de la borréliose est normal puisque l'infection affaiblit, trompe et bloque le système immunitaire. Ce qui compte c'est l'examen clinique du médecin compétent (c'est à dire les symptômes), et les sérologies si l'on sait "lire entre les lignes" et au delà des seuils imposés. Ensuite, la seule PREUVE de la présence de l'infection c'est le traitement d'épreuve (on donne un traitement et on observe les réactions). C'est le seul et unique moyen actuellement de savoir si une personne a bien une borréliose de Lyme, en cas de sérologie "négative" ou douteuse.

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 Comprendre les sérologies (version détaillée)


Les deux sérologies, Elisa et Western Blot (WB), consistent à rechercher non pas la présence de la bactérie, mais la présence des anticorps spécifiques de notre système immunitaire, qui luttent contre cette bactérie.


"Un anticorps est une protéine complexe produite et utilisée par le système immunitaire pour détecter et neutraliser les agents pathogènes de manière spécifique".

 

Anticorps

Antigène bactérien

 

 

 

 

 

Chaque bactérie pathogène possède en effet un certain type d'antigène (sa carte d'identité pourrait-on dire, lue par notre système immunitaire). La présence d'antigènes dans l'organisme déclenche automatiquement la fabrication des anticorps correspondant. Les anticorps présentent tous une forme en Y mais l'extrémité des "bras" a une forme complémentaire de l'antigène ciblé. Ainsi un anticorps donné ne peut se lier spécifiquement qu'à un seul type d'antigènes. Les deux assemblés forment un complexe antigène-anticorps.


Etant donné le fonctionnement du système immunitaire, on peut en déduire que plus il y a d'anticorps, plus il y a de bactéries pathogènes. Pour prendre une image, nous pourrions dire que le nombre de policiers nous informe sur le nombre de malfaiteurs. Mais cette logique qui fonctionne avec la plupart des infections ne fonctionne pas vraiment avec la borréliose dans la mesure où cette infection est immunosuppressive. En effet, parmi ses différentes stratégies, les borrélies réussissent à tromper le système immunitaire (afin de ne pas déclencher de réponse), et attaquent directement et détruisent les lymphocytes. Ceci a pour conséquence une très faible production d'anticorps, considérée comme insignifiante selon les directives actuelles.


Or dans le cas de la borréliose chronique, un taux d'anticorps très bas (ou absent) montre un système immunitaire trompé et affaibli par l'infection. Cela ne dit rien de l'étendu de l'infection. Nous pouvons dire qu'une borréliose active (visible par les symptômes) avec un taux d'anticorps très bas, c'est un peu comme une bande de malfaiteurs féroces face à quelques policiers fatigués. Ce qui va nous renseigner sur l'importance de l'infection, ce sont les symptômes, les réactions Herxheimer, et les connaissances que l'on a de cette infection (qui permet une observation fine des symptômes au fil des traitements).

 

Nous comprenons donc que les deux sérologies de Lyme mesurent la quantité d'anticorps (spécifiques de ces bactéries) trouvés dans le sang.  Le test LTT (Lymphocyte Transformation Test) consiste aussi en une recherche d'anticorps, extrêmement précise, qui permet de voir clairement si l'infection est active ou non. Ce n'est pas le cas d'un test PCR qui lui va chercher la présence de la bactérie (de son ADN) dans le sang (ou autres liquides du corps). Voir plus bas.


Les tests Elisa et WB permettent de chercher deux types d'anticorps : les IgG (immunoglobulines G) et les IgM (immunoglobulines M) :


Les IgG sont des anticorps qui mettent un certain temps à se développer, leur présence indique que l'infection est ancienne, ou bien qu'il y a eu contact avec la bactérie dans le passé.


Les IgM sont des anticorps produits lors du premier contact avec le pathogène, ils vont indiquer que l'infection est bien présente et actuellement active dans le corps. Pour une borréliose chronique, cela indique la persistance de la maladie. Leur absence signifie que l'infection est absente, ou bien que l'infection est présente mais que le système immunitaire ne lutte pas ou plus, est épuisé ou trompé.


Les laboratoires mesurent systématiquement les IgG. Etrangement, on peut obtenir des WB avec IgG seuls, si le médecin n'a pas précisé "IgG et IgM". Il faut impérativement faire mesurer les deux types d'anticorps.



1/ Le test ELISA (ou CLIA) pour Lyme


Bien qu'il ne soit pas fiable, il doit cependant être réalisé en première intention car s'il revient positif il sera le "sésame ouvre-toi" pour avoir accès à la 2e sérologie par Western Blot, et ensuite au traitement si le WB revient lui aussi positif. Cela dit, après 3 semaines d'antibiotiques on vous dira que vous êtes guéri. Et votre Elisa positif ne vous servira plus à grand chose si ce n'est à prouver que "vous avez eu" Lyme.


Lecture du résultat du test Elisa :

 

  • Elisa "positif" = IgM positifs (taux d'anticorps supérieur au seuil officiel) : c'est la preuve de la présence de l'infection active.


  • Elisa "négatif" = IgG et IgM négatifs  (taux d'anticorps nulle ou inférieur aux seuils officiels), ou bien IgG positifs et IgM négatifs : les directives actuelles obligent les médecins et laboratoires à conclure qu'il s'agit d'une preuve de l'absence de l'infection, ou d'un simple "contact ancien avec l'infection". Vous n'aurez pas accès au WB ni au traitement, sauf si vous consultez un médecin éclairé sur ce sujet.


Un test équivoque est un test dont le taux atteint juste le seuil. sans pour autant le dépasser.


On voit que les sérologies sont interprétées comme si les bactéries et les anticorps étaient une science mathématique où le "chiffre" donne la "preuve". Nous savons bien que derrière ces seuils imposés il y a des études scientifiques, mais on peut se demander si nier une infection quand le taux est juste "sur le seuil" ou à peine en dessous, relève vraiment d'une démarche scientifique saine... Le scientifique n'est-il pas celui qui doit constamment remettre ses certitudes en questions face aux réalités rencontrées (ici celle des symptômes) ? Mais c'est un vaste sujet...


Les taux des tests Elisa sont généralement mentionnés en clair, avec le seuil. Mais il arrive (rarement) que les résultats soient donnés simplement en terme de "positif ou négatif", sans aucune mention des taux.



2/ le test WESTERN BLOT pour Lyme (on parle aussi d'Immunoblot qui est le terme générique pour cette technique)

 

Voilà à quoi ressemble les bandes de protéines d'un Western Blot :


Bandes de protéines Western Blot Lyme

 

Ce test recherche les anticorps sous forme de protéines spécifiques, en fonction des différentes souches de bactéries Borrelia. Il les met en évidence grâce à un système de "bandes". Ces bandes correspondent à des souches précises et donnent des indications sur le type de bactérie et par conséquent sur le type d'infection et de tropisme (organes cibles).


Chaque bande est codée comme sur l'exemple ci-contre où nous voyons 90kD, 72kD etc. On trouve en France les codes P100, P41, P39, P18, VlsE, etc. Il n'est pas évident d'obtenir les explications détaillées car les codages et les bandes ne sont pas les mêmes selon les marque de tests. Voir ci-après "lire votre Western Blot" pour plus de détail.


Ce qui fait la différence, d'un test à l'autre et d'un laboratoire à l'autre, ce sont :

-- les souches et les réactifs utilisés pour faire les tests (selon la marque du test)

-- le type et le nombre de bandes de protéines étudiées

-- la façon de donner les résultats (chiffrés ou non)


Le WB de la marque "Mikrogen" (appelé "RecomBlot Borrelia", aussi appelé "All diag") est l'un des meilleurs actuellement disponible en France. Cela ne signifie pas qu'il n'existe pas d'autres tests de qualité, mais que c'est le seul disponible en France qui permette des résultats de qualité.


De nombreux laboratoires français possèdent ce test, mais deux problèmes se posent :

-- ils refuseront de vous faire le test si vous avez un Elisa négatif

-- la plupart donnent des résultats mentionnant les bandes suivie du terme "positif" ou "négatif", sans préciser ni les taux ni les seuils. Il est donc impossible de faire une interprétation précise. On est ainsi soumis aux diktats des autorités de santé qui décident si vous êtes infecté ou non sans prendre en compte les nouvelles découvertes concernant la maladie et la réalité des tests mal calibrés au départ.


D'où la nécessité de passer par des laboratoires qui donnent des résultats chiffrés sur les 15 bandes, y compris pour les bandes dont les taux sont sous les seuils. Ainsi par exemple, une bande dont le seuil est à 1, et qui montre un taux de 0.9, sera notée "négative" sur un WB classique, mais sera clairement mentionnée à 0.9 par certains laboratoires. Le test peut alors être interprété par un médecin éclairé et en fonction de vos symptômes.



              Lire et interpréter le Western Blot               


Votre Western Blot Mikrogen donnera donc la liste des différentes bandes de protéines, avec des taux précis concernant les bandes qui montrent la présence d'anticorps, même en nombre très peu élevé. Les résultats de WB qui ne donnent que 8 ou 10 bandes, sans aucun taux (uniquement la mention "positif" ou "négatif" en face de chaque bande), ne sont pas suffisants.


Vous pourrez voir deux résultats, présentés sur 2 pages généralement : les IgG et les IgM. Voir les explications plus haut.


Les taux vont indiqueront la présence d'anticorps, même minime, pour chaque bande.

Concernant la signification des bandes voici deux liens : 

les bandes du Western Blot (1)

les bandes du Western Blot (2)


Voir aussi :

- les OspC et OspA (ici expliquées pour le chien, mais c'est la même chose chez l'humain)

- informations concernant les bandes "VlsE" (en anglais) : "VlsE allows detection of antibodies against all Borrelia species, and the risk of a false negative reaction due to species differences is ten times lower"


Seul un médecin connaissant bien la maladie de Lyme dans sa forme chronique et habitué à la lecture des Western Blot pour Lyme pourra faire une lecture valable de ce test.


Aussi aberrant que cela puisse être, la plupart des infectiologues des hôpitaux ne vous seront d'aucune aide, car ils en resteront aux interprétations imposées par les directives de 2006 contre lesquelles nous nous battons. Vous vous retrouverez très vite avec d'autres diagnostics, fibromyalgie, SEP, Parkinson, dépression (et oui...), etc...

 

Pourtant, les fabricants des tests eux-mêmes indiquent qu'un Western Blot négatif ne permet pas d'exclure le diagnostic. Voir par exemple le fabricant Diasorin (WB utilisé par Biomnis, laboratoire parfaitement officiel aux yeux des autorités de santé françaises) qui écrit en toutes lettres sur son site : "Negative results by LIAISON® Borrelia burgdorferi assay should not be used to exclude Lyme disease." ("Les résultats négatifs par le test LIAISON® Borrelia Burgdorferi ne devraient pas être utilisés pour exclure la maladie de Lyme"). N'hésitez pas à donner le lien de la page du site Diasorin si vous êtes face à un médecin qui nie la présence possible de l'infection sur la base d'un WB négatif : http://www.diasorin.com/en/liaisonr-borrelia-burgdorferi


Nous avons vu que dans de nombreux cas, le système immunitaire est tellement bloqué et trompé par les formes masquées de la bactérie qu'il ne "lutte" plus et le taux d'IgM est insignifiant ou absent. S'il y a présence d'IgG, et si les symptômes actuels correspondent à la maladie de Lyme chronique, on peut être certain qu'il s'agit bien d'une borréliose chronique. Dans ce cas, le traitement va peu à peu délivrer le système immunitaire et l'aider à lutter, ce qui aura pour conséquence généralement une hausse des IgM dans les mois qui suivent. Ce n'est que par la suite (9-12-18 mois) que le taux de d'IgM devrait de nouveau baisser, signe que l'infection diminue réellement. Mais c'est surtout l'évolution des symptômes qu'il faudra suivre de près.



Remarques concernant le test PCR :


"Le dosage moléculaire-génétique de l’ADN de borrélies par PCR est très spécifique, mais en pratique clinique indiqué uniquement dans l’arthrite de Lyme.

La sensibilité des examens par PCR au stade I (érythème migrant) est de 70% (prélèvement au bord migrant), d’env. 30% au stade II (neuroborréliose précoce) et de 25% seulement au stade III de neuroborréliose chronique, mais de 70–80%
dans l’acrodermatite chronique atrophiante, et elle peut atteindre 80% dans l’arthrite de Lyme (plus dans le tissu synovial que dans le liquide)."

extrait de ce document.

 Précisions concernant l'absence d'anticorps avec Lyme

 

Ce texte reprend les informations données par une biologiste

 

 

Rappel :

Un test "positif" = présence d'anticorps (on en déduit que les bactéries sont présentes)

Un test "négatif" = on ne trouve pas ou très peu d'anticorps.

 

La ministre de la Santé a officiellement dit qu'il était inutile de faire une sérologie de suite après une morsure de tique, et qu'il fallait attendre un délai de 12 semaines (3 mois) car la production d'anticorps nécessitait un certain temps pour être suffisamment quantifiable par les analyses. Or attendre 12 semaines, c'est laisser tout le temps à la bactérie de coloniser le corps. C'est pour cette raison que tout médecin sérieux donnera un traitement antibiotique au patient présentant une morsure de tique avec érythème migrant (même très léger), et ce sans attendre de pouvoir faire la sérologie. De même en cas de morsure sans érythème mais avec apparition d'autres symptômes (symptôme grippal, et/ou troubles cardiaques, et/ou troubles neurologique,...), un traitement antibiotique devrait systématiquement être donné.


Au-delà de ce délai de 12 semaines, le corps a commencé à produire quelques anticorps, mais ils ne sont pas toujours visibles aux analyses. En effet, le système immunitaire travaille en trois temps : tout d'abord les pathogènes sont détectés, puis les anticorps dit "encercleurs" se lient avec les bactéries : ils les encerclent pour les retenir prisonnières, créant le "complexes anticorps-antigènes". Dans un 3e temps interviennent les anticorps "mangeurs-destructeurs" ou macrophages, qui vont donc détruire les bactéries pathogènes, libérant ainsi les anticorps "encercleurs". Cependant, dans le cas de la borréliose de Lyme, cette 3e étape ne se fait pas ou se fait mal (système immunitaire trompé et attaqué). Les "encercleurs" restent donc liés aux bactéries, et les complexes anticorps-antigènes se baladent dans le corps (occasionnant de nombreux problèmes comme une inflammation des capillaires veineux, et des réactions auto-immunes).

 

Or, la sérologie ne mesure que les anticorps "libres", c'est-à-dire les anticorps qui n'encerclent pas les bactéries. Ce qui explique les sérologies "négatives" alors que l'infection est bien présente : il y a trop peu d'anticorps libres présents dans le sang.

 

Si on a pris de fortes doses d'antibiotiques, de nombreuses bactéries sont tuées ce qui a pour conséquence de libérer les anticorps encercleurs. Cela va donc améliorer la mesure du taux d'anticorps lors de la sérologie. Une sérologie négative peut donc devenir positive après un traitement antibiotique.

 

Cependant, chez certaines personne, ça ne se passe pas ainsi. Tout d'abord parce qu'il faut que la dose d'antibiotiques ait été importante et efficace (le bon antibiotique). Si la dose d'antibiotique n'a eu qu'un effet antiseptique (= empêche les bactéries de se reproduire sans toutefois les tuer), alors le taux d'anticorps libre n'aura pas augmenté et la sérologie reste négative. (sans parler des cas où l'antibiotique aura provoqué la mutation de la bactérie en forme kystique qui échappe totalement au système immunitaire).


D'autre part, certaines personnes n'auront jamais d'anticorps visibles, parce que leur corps n'en fabrique pas ou bien trop peu. Ils sont immunodéprimés.


Il existe aussi le cas de personnes ayant reçu des antibiotiques très tôt, dès les premiers symptômes de la maladie de Lyme et qui ne produisent pas d'anticorps visibles. C'est un fait remarqué, sans qu'il y ait d'explication. Les malades qui ont reçu des antibiotiques dès les premiers signes ont statistiquement plus de probabilité d'avoir une sérologie négative.


A noter aussi : certaines personnes fabriquent plus d'anticorps (comme une poussée) à l'arrêt des antibiotiques, d'autres non.


Conclusion :

 

  • Faire une sérologie dans les premières semaines après la morsure n'a pas vraiment d'intérêt, quoique dans certains cas on observe des sérologies positives dès le début, probablement dû au fait qu'il s'agit d'une réinfection (et non d'une toute première infection).

 

  • Attendre volontairement la fin d'un traitement antibiotique pour faire une sérologie n'est pas forcément fondé : on peut aussi faire la sérologie pendant le traitement antibiotique.

 

  • De manière générale, le taux de fiabilité des sérologies actuelles est bien trop faible pour que l'on puisse écarter le diagnostic uniquement à partir d'un résultat "négatif" ou "équivoque".


Par contre, pour ceux qui voudraient faire une PCR (recherche de l'ADN de la bactérie dans le sang, l'urine, le LCR, le liquide synovial,...), il est clair qu'il vaut mieux attendre quelques temps après l'arrêt des antibiotiques. Puisque l'on recherche directement la trace de la bactérie, il faut que les bactéries aient le terrain libre, sans antibiotique, pour pouvoir se circuler librement.


Pour les PCR sur sang, le taux de positivité serait plus important lorsque la prise de sang se fait en fin d'après-midi.

 

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Liste non exhaustive des causes possibles d'une sérologie négative alors que les symptômes prouvent la présence de l'infection.